Comprendre les élèves

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mardi 6 mars 2018 par matthius

Si l’on est pas encore psychologue, il faut savoir qu’apprendre à apprendre permet de le devenir. Il s’agit alors d’être proche de l’élève, de se mettre à sa place, de redevenir enfant, pour lui apporter les moyens d’avancer.

Un éducateur voudra favoriser les intelligences que favorise l’école, à savoir l’intelligence langagière et l’intelligence logico-mathématique. L’intelligence langagière consiste à comprendre par les mots. L’intelligence logico-mathématique consiste à deviner des expériences avant qu’elles ne soient faites, pour bien répondre à la question et devenir bon en mathématique. Ces deux intelligences sont trop utilisées par l’école. Seulement il existe six autres intelligences.

L’intelligence musicale, quoique remise en valeur en 2017, est celle qui fait qu’on est attiré à aimer tout son qui nous environne. C’est à dire qu’on a même envie de chanter à son tour le son, pour le comprendre, comme s’il nous faisait. La musique permet de densifier l’esprit.

L’intelligence spatiale fait qu’on est capable de se positionner facilement dans l’espace. Par exemple, les navigateurs qui ont cette intelligence peuvent retrouver facilement leur chemin. Aussi les danseurs ont besoin de cette intelligence pour être bons.

L’intelligence inter-personnelle permet de dialoguer pour comprendre, parce que notre individualité vient de la société. Les enfants qui bavardent sont dans cette catégorie développée de l’intelligence inter-personnelle. Cette intelligence, si elle est bien développée, permet de deviner, plus ou moins, si son interlocuteur ment. Ainsi, les professeurs qui utilisent le dialogue avec les enfants doivent être éthiques avec les enfants. Les enfants peuvent alors développer, avec cette intelligence, s’ils s’intéressent au contenu, ou s’ils explorent ceux qui pensent au fond des choses, une intelligence intra-personnelle. C’est à dire qu’avec ces deux intelligences, on peut comprendre l’humain sur tous ses angles.

L’intelligence naturaliste fait que l’on classe hiérarchiquement ce qu’on perçoit. Cela fait par exemple que l’on peut répondre exactement ce que veut son interlocuteur, ou alors on peut facilement créer une hiérarchie sur son environnement, afin de retrouver vite quelque chose. L’intelligence naturaliste est facile à reconnaître. En effet, elle permet de vite se retrouver quelque part sans forcément aller plus loin, parce que l’intelligence n’est pas utilisée pour quelque chose de particulier. Il s’agit alors de trouver le moyen de combler l’élève en liant ses intelligences.

L’intelligence corporelle permet de réaliser des travaux manuels facilement, de bien sentir son corps, jusqu’à penser à sa santé. On sait exactement ce qui se passe dans son corps. Or le sport à l’école s’oriente vers la motricité, pas la latéralité, qui permet de mieux sentir son corps. La motricité, c’est favoriser les muscles moteurs. La latéralité c’est favoriser les muscles du côté, avec des exercices qui nous font tourner par exemple.

Connaître ses intelligences permet de savoir comment agir. Cela permet aussi de deviner son avenir, si on va réussir plus tard, et comment.

Il ne s’agit pas de favoriser les intelligences que l’école accepte. Il s’agit de chercher la vérité, de favoriser les intelligences qui favorisent l’optimisme pour chercher la vérité. Se confronter à un mur peut s’éviter, en utilisant sa passion pour trouver des solutions. Alors on essaie de comprendre ses émotions par la poésie. Si son intelligence crée des phrases dans la tête, alors cela peut servir au linguistique. Si la passion se réveille, alors son travail sera reconnu, pas forcément à l’école, mais dans une association, car un talent se sera éveillé.

Il s’agit de créer des ateliers qui favorisent les autres intelligences. Alors on redécouvre certains de ses élèves. Plus les ateliers seront petits mieux on découvrira l’élève. L’éducateur aime le silence, mais cela va contre l’intelligence inter-personnelle, l’intelligence spatiale, l’intelligence musicale, l’intelligence corporelle.

Il s’agit alors de donner des objectifs aux élèves pour qu’ils développent leurs intelligences, par le jeu. Par exemple, on peut organiser des jeux de rôle pour trouver les intelligences inter-personnelles. On peut organiser des jeux d’échec pour développer l’intelligence spatiale. On peut construire avec du papier à plier pour découvrir l’intelligence corporelle. On peut classer pour découvrir l’intelligence naturaliste. On chante la chorale pour découvrir les intelligences musicales. On comprend alors mieux certains élèves. Il ne faut pas hésiter à dire à l’élève quels intelligences il possède, comment il peut les développer.

Si l’élève ne suit pas du tout l’école, alors il pense que l’école ne lui sert pas. Il faut trouver le moyen qu’elle lui serve. On donne des objectifs permettant à l’élève de se développer. En contrepartie, l’élève acceptera peut-être mieux l’éducateur. Il s’agit d’être inventif. On peut demander à l’élève d’enquêter pour l’inter-personnel, de diriger les autres élèves pour le spatial, le musical, le naturalisme, le corporel, à la place de certains devoirs.

Mes Notes

Écrire sur ses intelligences. Correspondent-elles toutes à ce que veut l’école. Cache-t-on d’autres intelligences ? Lire le livre "Les intelligences multiples".